Comportement révoltant des poseurs à Montauban

Comportement révoltant des poseurs à Montauban

www.stop-linky.fr – vendredi 24 février 2017
Source : http://www.stop-linky.fr/stoplinky/index.php/comportement-revoltant-des-poseurs

ndlr : Patricia V. refuse le nouveau compteur pour des raisons de santé (appareil électrique pour l’oxygène). L’opération se passe en hivers avec une coupure de l’électricité de 15h à 19h30 pour le changement et les négociations musclées de Enedis. Enedis cèdent et remet l’ancien compteur pour ne pas avoir à supporter le décès de Patricia V.
Preuve que Enedis reconnais que le compteur n’est pas sans danger pour la santé.

Vendredi 24 février vers 15 heures, Patricia V. fait appel à un membre du collectif anti-linky de Montauban. Les poseurs de compteurs de la société ‘’L.S. Services’’ veulent, malgré son refus, lui installer un compteur linky. Patricia V. habite un immeuble et les installateurs n’ont eu aucune difficulté pour entrer et faire leur travail dans les espaces communs. C’est au moment où ils veulent changer le compteur de Patricia V. que celle-ci s’y oppose. Lorsque nous arrivons chez elle, le Compteur linky est posé mais non activé. Les poseurs n’ont pas fait fermer le disjoncteur ni fait débrancher les appareils électriques de l’appartement. Devant l’impossibilité pour les poseurs de terminer la pose du compteur, ils font appel à leur chef d’équipe par téléphone ; ce dernier tente de persuader Patricia V. d’accepter le compteur linky et devant son refus il la menace de faire appel aux gendarmes. Pendant ce temps, 5 ou 6 militants du collectif anti-linky viennent aider Patricia V. et l’accompagnent dans son refus par leur présence. Le chef des poseurs finit par arriver et, de nouveau, tente de convaincre Patricia V. de ne pas s’opposer à la pose du compteur. Elle persiste dans son refus …. arrivent d’autres militants du collectif ( nous serons une quinzaine en fin de compte ). Le chef de l’équipe des poseurs demande l’intervention de la Police.

 

 

Trois agents de la Police nationale arrivent vers 16 heures 30, ils déclarent qu’ils n’ont pas à intervenir sur un contentieux commercial …. Ils se contentent de prendre l’identité de Patricia V. et des poseurs. Ils quitteront les lieux assez rapidement.

Le chef de l’équipe des poseurs fait alors appel à l’agence locale d’ENEDIS qui nous précise que seuls ces agents sont à même de remettre l’ancien compteur.

Deux agents d’ENEDIS arrivent vers 17 heures 30, ils sont mandatés pour ‘’expliquer et dialoguer’’ et pas pour remettre l’ancien compteur. L’échange va se dérouler jusqu’à 18 heures 15 : ils refusent de remettre l’ancien compteur, donc de remettre le courant dans l’appartement de Patricia V. Elle leur fait constater qu’elle a un problème de santé ( elle montre son appareil électrique pour l’oxygène ), que si elle a un problème dans la nuit ENEDIS sera responsable ( tout cela devant une dizaine de témoins ) … à 18 h 15 les agents d’ENEDIS repartent laissant Patricia V. sans électricité, dans le froid, et risquant d’avoir des problèmes de santé dans la nuit …

 

A 19 heures 15, les mêmes agents d’ENEDIS reviennent chez Patricia V., lui réinstallent l’ancien compteur et remettent le courant !

 

Photos : propriété de http://www.stop-linky.fr

Linky : pourquoi le courant ne passe toujours pas dans la région

Linky : pourquoi le courant ne passe toujours pas dans la région

Sud Ouest – Publié le . Mis à jour par DOMINIQUE RICHARD.
Source : http://www.sudouest.fr/2017/08/15/linky-pourquoi-le-courant-ne-passe-toujours-pas-3696849-6150.php

Même si cinq millions de boîtiers ont déjà été posés, la fronde contre les compteurs communicants Linky gagne du terrain.  Le point sur les communes mobilisées dans la région.

Enedis, la filiale d’EDF, vient de passer le cap des 5 millions de compteurs communicants Linky posés. Si la grogne ne vient pas faire disjoncter le déploiement, ils devraient être au nombre de 35 millions en 2021. Loin de désarmer devant ce rouleau compresseur et les décisions de justice défavorables, les opposants au boîtier jaune canari ne cessent de se renforcer. Des collectifs se forment ici et là et plus de 400 communes, souvent affiliées au blog conçu par le militant antinucléaire girondin Stéphane…

Photo :Enedis vient de passer le cap des 5 millions de compteurs communicants Linky posés PHOTO THIERRY DAVID

 

 

Compteurs Linky : le Pays basque ne lâche pas prise

Compteurs Linky : le Pays basque ne lâche pas prise

Libération – Par Jean-Manuel Escarnot

A Bayonne et dans les villes alentour, habitants et élus se mobilisent contre l’installation des nouveaux boîtiers électriques «intelligents». Leurs craintes : les ondes électromagnétiques et l’utilisation de leurs données personnelles.

Philippe Alvarez ne décolère pas depuis l’installation contre sa volonté du nouveau compteur électrique Linky d’Enedis (ex-Electricité réseau distribution France, ERDF) à son domicile, le 25 juin. «Malgré le panneau, l’employé du sous-traitant d’Enedis a pénétré sans autorisation sur ma propriété et il a installé le compteur. J’ai été mis devant le fait accompli», raconte cet électricien de 57 ans qui vit à Ahetze, commune rurale du Pays basque. Notifié par huissier, son refus avait pourtant bien été transmis un mois auparavant à Enedis. Philippe Alvarez avait même pris soin d’en scotcher une copie sur son compteur électrique, situé au bout du chemin menant à sa maison. Rien n’y a fait. Dès le lendemain, Philippe a dénoncé cette «pose forcée» auprès du service client d’Enedis. Sans réponse à ce jour. Il l’a aussi signalé au commissariat de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) qui a enregistré sa plainte, venue grossir la vingtaine de mains courantes similaires.

Courrier aux maires, manifestations d’usagers, notamment le 11 août dans la commune voisine d’Arbonne, en présence de la sénatrice socialiste des Pyrénées-Atlantiques Frédérique Espagnac… La tension monte au Pays basque, où la municipalité de Bayonne (50 000 habitants) s’est saisie du dossier. Comme la majorité des communes françaises, la ville a délégué la gestion de service public de son électricité à une structure indépendante. A défaut de pouvoir l’interdire, le conseil municipal a donc suspendu le 19 juillet le déploiement de la nouvelle génération de compteurs «communicants et intelligents» d’Enedis au motif du «risque de trouble à l’ordre public» suscité chez ses administrés.

Sur «la même longueur d’ondes» que la mairie de Bayonne, le Syndicat de l’énergie des Pyrénées-Atlantiques (Sdepa), qui a obtenu la délégation de service public pour l’électricité, a adressé un courrier à Enedis lui demandant «des éclaircissements» sur ses méthodes d’installation. Une victoire pour ses opposants qui inquiète au plus haut point les dirigeants d’Enedis.

«Zones d’ombres»

Dans le cadre de la loi sur la transition énergétique votée en 2015, 35 millions de foyers français doivent être équipés du boîtier jaune fluo d’ici 2021. Coût annoncé : 5 milliards d’euros. Au rythme de 22 000 compteurs posés quotidiennement, 5,5 millions de foyers en sont déjà équipés depuis le lancement de l’opération en 2016. Ce qui devrait permettre à terme l’accès à une masse de données relatives à la consommation énergétique de l’ensemble de la population française grâce aux informations sur la courbe de charge relevées en temps réel par les 35 millions de capteurs connectés. Avec, pour objectif affiché, une meilleure gestion de la consommation électrique, la détection instantanée des pannes et des fraudes et surtout des pics de consommation de manière à adapter la production d’électricité. Côté «business plan» : un monopole de service public et un énorme marché industriel pour cette société inscrite en Bourse, filiale d’EDF, dirigée par Philippe Monloubou, 62 ans.

A priori rien que du velours pour la communication d’Enedis qui s’avoue surprise par l’ampleur de la mobilisation contre un simple «compteur qui ne va pas changer la vie des gens». «Son lancement s’est appuyé sur une campagne classique avec un courrier adressé à chaque client pour l’avertir du changement de boîtier, un numéro vert et un site internet dédié et une série de spots télévisés avec l’Institut national de la consommation (INC) diffusé sur France Télévisions, explique à Libération Gladys Larose, la responsable de la communication du programme Linky. Nous avons été surpris par la quantité des réactions, notamment sur les questions liées à la santé et à la protection des données personnelles. Il aurait peut-être fallu mieux l’anticiper et communiquer plus.»

Ce constat tardif ne change rien à la mobilisation des collectifs anti-Linky. «De nombreuses zones d’ombres subsistent», affirme José Lavictoire, l’un des responsables du dossier au sein du Collectif des associations de défense de l’environnement du Pays basque et du sud des Landes (Cade). Diplômé de l’Institut national polytechnique de Grenoble, cet ingénieur retraité épluche du matin au soir toute la documentation accessible sur le sujet. «Outre la brutalité de la méthode utilisée pour leur pose décrite dans les instructions fournies aux sous traitants, affirme-t-il document à l’appui (1), les compteurs Linky utilisent la technologie du courant porteur en ligne (CPL) sur le réseau basse tension pour transmettre ses données. Ce signal génère un champ électromagnétique à l’intérieur des habitations dont on ne connaît pas les éventuels impacts sur la santé et les appareils électriques. Enedis a bien produit ses propres études démontrant l’absence de risques sanitaires au vu des normes européenne mais ils refusent la contre-expertise d’organismes indépendants tel que le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayons électromagnétiques (Criirem). Pourquoi agir ainsi s’ils n’ont rien à cacher ?»

Autre source d’inquiétude : la protection des données personnelles. «Les capteurs de ce boîtier permettent à l’opérateur de recueillir à distance, en temps réel, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, des informations sur la consommation de chacun de ses clients. Qu’est-ce qui nous garantit que ces données ne seront pas utilisées à d’autres fins qu’une meilleure maîtrise des flux énergétiques ?» poursuit-il.

Capable de mesurer instantanément la consommation électrique à l’échelle d’une ville et même d’une région, le compteur Linky pourrait permettre à Enedis de «récupérer de l’électricité pour la revendre ailleurs sur une bourse d’énergie en générant ainsi du profit sur le dos de ses clients», ajoute José Lavictoire. «Toutes les données générées par ce compteur appartiennent aux clients. En aucun cas, elles ne peuvent être utilisées sans son accord, répond la chargée de communication d’Enedis. En tant que prestataire de services publics notre mission est encadrée. Nous sommes soumis à des règles. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a procédé à un contrôle dans nos locaux l’année dernière. Elle devrait rendre ses conclusions cette année. Nous ne sommes pas inquiets sur ce point.»

«Perdu d’avance»

Pétitions de locataires de l’office HLM, courriers individuels… Jean-René Etchegaray, 65 ans, le maire de Bayonne (UDI) et président de la communauté d’agglomération du Pays basque, a reçu des centaines de lettres d’habitants opposés à l’installation du boîtier «communiquant». «Dans cette histoire, Enedis a agi comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ils créent le trouble dans l’esprit des gens en leur disant que c’est obligatoire, que c’est une directive européenne et que les maires n’ont aucun pouvoir, s’agace l’édile bayonnais, avocat de formation. La délégation de service public au Sdepa nous interdit d’empêcher l’installation. C’était perdu d’avance sur le plan juridique. Toutes les communes qui l’ont fait ont vu leurs recours annulés. Raison pour laquelle nous avons demandé un moratoire sur les poses au vu du risque de trouble à l’ordre public. En vertu du droit à la propriété et du respect des libertés individuelles, les gens ont le droit d’accepter ou de refuser en connaissance de cause. Nous considérons que le devoir d’Enedis est d’informer chacun de ses clients de cela.» Soutenue par le Sdepa, la position du maire de Bayonne est «remontée jusqu’à Paris» : «La direction d’Enedis a demandé à nous rencontrer. Je l’ai sentie très embêtée…» souligne Jean-René Etchegaray.

Retour à Ahetze, sur le perron de la maison de Philippe Alvarez. «Dans mon travail d’électricien, je rencontre beaucoup de gens qui ne savent pas que leur compteur a été remplacé. La plupart d’entre eux ignorent comment il fonctionne. Au final, on sera tous obligés d’y passer : c’est le progrès, l’avenir. Est-ce que c’est vraiment bon ? Je n’en sais rien. Avant, on avait affaire à des gens d’EDF sur le terrain. Depuis quelques années, il faut passer par des centrales d’appel pour avoir une information. On préfère mettre des gens au chômage plutôt que d’avoir de la proximité.»

(1) La capture d’écran d’un document interne d’Enedis relatif à la pose des compteurs, consultée par Libération, notifie le remplacement du compteur sans la présence du client dans tous les cas de figures (propriété privée, immeuble en copropriété).

Jean-Manuel Escarnot

Photo : Un compteur Linky (à gauche) installé contre l’autorisation du propriétaire à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Photo P. Tohier. Photomobile

Certains compteurs intelligents surestimeraient la consommation en électricité

Certains compteurs intelligents surestimeraient la consommation en électricité

Le Figaro – Par – Publié

Une étude publiée début mars par des chercheurs aux Pays-Bas remet en cause la fiabilité de compteurs «intelligents». En France, le gouvernement compte remplacer dans tous les foyers, d’ici à 2020, tous les compteurs traditionnels.

Voilà une étude qui pourrait servir les opposants à Linky, ce compteur dit «intelligent» censé faire baisser la facture d’électricité. D’après une étude universitaire* publiée début mars dans une revue scientifique néerlandaise et repérée par La Tribune , dans certains cas, ces compteurs donneraient des résultats près de six fois supérieurs à la consommation réelle d’électricité d’un foyer.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs néerlandais ont testé neuf compteurs, fabriqués entre 2004 et 2014 qui ont été reliés, par l’intermédiaire d’un tableau électrique, à différents appareils. Ils ont ensuite comparé la consommation réelle du système avec les lectures du compteur d’énergie électronique. Résultat: cinq des neuf compteurs ont affiché des données supérieures à la quantité d’électricité réelle consommée. Un écart de 582% a été relevé. À l’inverse, deux compteurs ont affiché des relevés 30% inférieurs à la consommation réelle.

Comment expliquer de telles disproportions? D’après les chercheurs, c’est à cause de la «conception du compteur» qui ne serait pas adapté aux ampoules à basse consommation et LED. Ces nouvelles ampoules ne forment pas des «ondes parfaites» et rendent par conséquent le courant électrique plus difficile à mesurer, expliquent les auteurs de l’étude. «Les compteurs d’énergie que nous avons testé répondent à toutes les exigences légales et sont certifiés. Toutefois, ces exigences n’ont pas suffisamment tenu compte des dispositifs de commutation modernes» souligne l’un des chercheurs, Frank Leferink professeur à l’université de Twente aux Pays-Bas.

Aux Pays-Bas, le gouvernement compte remplacer tous les compteurs traditionnels par un «compteur intelligent» d’ici à 2020. En France, le bouclage du programme – un chantier pharaonique de 5 milliards d’euros géré par ERDF – est prévu en 2021. Les 35 millions de foyers raccordés au réseau électrique disposeront alors d’un compteur Linky. Début mars, déjà plus de 3 millions de petits boîtiers jaunes étaient posés. Services à distance, nouvelles offres tarifaires, baisse de la consommation et, donc, de la facture… L’argumentaire commercial est bien rodé. Mais de plus en plus de collectivités et particuliers refusent ces compteurs intelligents craignant notamment un danger pour la santé.

*L’étude a été réalisée par l’Université de Twente aux Pays-Bas, en collaboration avec l’Université des Sciences Appliquées d’Amsterdam et publiée le 3 mars dans la revue scientifique IEEE Electromagnetic Compatibility Magazine.